Le Congrès freine les ambitions lunaires de la Nasa

Publié le par dita

Le 7 février 2007

La Chambre des représentants vient de réduire de 677 millions de dollars la part revenant aux vols habités, dans le budget 2007.

 
La Nasa aura-t-elle les moyens de retourner sur la Lune en 2020, comme le prévoit le plan présenté il y a deux mois par Michael Griffin, l'administrateur de la puissante agence spatiale américaine ?
 
Lundi, le président George W. Bush a présenté au Congrès un projet de budget de 17,31 milliards de dollars, pour l'année fiscale 2008 (qui démarre le 1er octobre), en hausse de 3,1 % par rapport à l'exercice en cours.
 
Sur ce montant, trois milliards de dollars iraient à la construction des vaisseaux Orion et des fusées Ares qui doivent remplacer à partir de 2014 les navettes, dont la mise à la retraite est prévue en 2010, après l'achèvement de la station spatiale internationale (ISS). Mais le Congrès, à majorité démocrate depuis le 1er janvier, ne l'entend pas de cette oreille. Soucieuse de préserver les programmes scientifiques de l'agence, la Chambre des représentants vient de réduire de 677 millions de dollars la part revenant aux vols habités, dans le budget 2007. Ce dernier, qui n'est toujours pas adopté, devrait stagner autour de 16,2 milliards de dollars au lieu des 16,7 milliards espérés. Soit très en deçà des propositions du président Bush pour 2008...
 
« Si ce projet budgétaire 2007 est maintenu, il menacera notre capacité à effectuer en toute sécurité et efficacement la transition de la navette vers Orion et Ares », a mis en garde Michael Griffin.
 
Le programme lunaire ne semble pas menacé pour autant. « Sur le fond, l'initiative est globalement approuvée, mais le Congrès n'y attache pas la même urgence », tempère Jean-Jacques Tortora, le représentant du Cnes à Washington, pour qui un retard de deux ans est à prévoir sur le calendrier initial.

Publié dans Actualité

Commenter cet article