Extremely Large Telescope européen

Publié le par dita

Le 30 décembre 2006

Début décembre, l'ESO, l'organisation européenne pour la recherche astronomique dans l'hémisphère sud, a donné son feu vert à une étude préliminaire à la construction du Extremely Large Telescope européen, étude qui ouvre la voie à une nouvelle ère de l'astronomie moderne. Les premières lumières de ce télescope de 42 m de diamètre ne sont pas attendues avant 2017.

Science

Des avancées significatives sont d'ores et déjà attendues. Avec un diamètre de 42 m et un système d'optique adaptative, l'E-ELT sera plus de cent fois plus sensible que les plus grands télescopes optiques en service aujourd'hui, tels que les télescopes jumeaux Keck de 10 m ou encore les 4 télescopes de 8,2 m du VLT. Mieux encore, il supplantera le télescope Hubble, s'il est encore en service (ce qui est peu probable) ou son successeur le télescope spatial James Webb.

L'E-ELT sera capable d'observer dans une gamme large de longueurs d'ondes, allant de l'optique à l'infrarouge. Pour cela, il sera équipé de nombreux instruments à même d'aborder de nombreuses questions fondamentales. telles que la nature de la matière noire et de l'énergie sombre, la pluralité des mondes (c'est-à-dire la recherche d'exoplanètes), la formation des premières étoiles et galaxies, etc.

Enfin, comme chaque mission apporte son lots de surprises scientifiques, parions que l'Extremely Large Telescope européen bouleverse certaines idées reçues et soit à l'origine de découvertes inattendues.

Exoplanètes et systèmes proto-planétaires

La détection et la caractérisation des planètes à l'extérieur de notre système solaire constituent un objectif passionnant pour la nouvelle génération de télescopes. L'E-ELT sera capable de détecter une variété plus large de planètes que ce qu'il est possible de voir aujourd'hui. Un télescope de 30 à 60 m pourra aussi étudier les jeunes étoiles proches, afin d'observer la formation de nouveaux systèmes planétaires, et offrira un complément inestimable au très grand observatoire submillimétrique ALMA, actuellement en construction, qui sera capable de sonder le cœur des régions poussiéreuses où se forment les étoiles et les planètes.

La formation des étoiles tout au long de l'histoire de l'Univers

Pour l'E-ELT, les galaxies très éloignées apparaîtront comme si elles étaient nos voisines. Les astronomes seront en mesure d'étudier la façon dont les étoiles se forment dans un grand nombre de galaxies jusqu'à la distance de l'amas de galaxies le plus proche de notre Groupe Local, l'amas de la Vierge. En étudiant les populations stellaires, les astronomes peuvent reconstituer une histoire détaillée de la formation des étoiles, offrant un éclairage important sur la façon dont les galaxies sont créées et comment elles évoluent. De telles études sont actuellement uniquement possibles parmi les plus proches voisins de la Voie Lactée. Un télescope mesurant 30 m ou plus sera capable de résoudre les étoiles individuelles jusqu'à la galaxie d'Andromède, la plus grande galaxie la plus proche.

La physique de la jeunesse de l'Univers

Grâce à l'E-ELT, les astronomes seront en mesure de regarder dans le passé l'Univers jeune, à quelques centaines de millions d'années à peine de l'origine de l'espace et du temps. Ils détecteront les sources de lumière les plus primitives, au moment où la toute première génération d'étoiles ultra massives qui se sont formées dans le gaz primordial ont terminé leur vie dans des explosions titanesques. L'Univers jeune est aussi un laboratoire idéal où nos connaissances des phénomènes physiques les plus extrêmes - comme les trous noirs, la matière noire et l'énergie sombre - peuvent être testées et élargies. L'immense surface collectrice de lumière d'un ELT rendra possibles les études des structures les plus éloignées dans le cosmos, mettant en lumière la nature de la physique de l'Univers jeune.

source : http://www.flashespace.com/


 

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