Génie européen : la découvert archéologique d’Anticythère

Publié le par dita

Le 8 décembre 2006

La semaine dernière, la chronique Environnement & Sciences du Monde faisait écho à une nouvelle découverte qui scelle encore plus le génie européen légué en partie par la Grèce antique. Ce patrimoine hérité de plusieurs siècles ne cesse de s’étoffer au fil des trouvailles nées de fouilles archéologiques au quatre coins du continent. Précurseurs dans les domaines de l’art, de la philosophie et férus de mathématiques, les grecs viennent d’ajouter une nouvelle corde à leur arc. Tout commence lors d’une découverte effectuée en 1900, près de l’île grecque d’Anticythère. A bord de l’épave d’un navire romain, des pécheurs remonteront un précieux objet qui, malgré l’altération due à la corrosion, laisse néanmoins apparaître des roues dentées représentant des graduations et des inscriptions astronomiques datant de 80 avant J. C. Plusieurs hypothèses sont alors émises pour tenter de percer le secret que renferme ce bloc de bronze. Un tournant intervint en 2005, puisque plusieurs équipes de chercheurs viennent à bout de l’énigme grâce aux outils mis à leur disposition. Un scanner a rayon X met ainsi à jour le mécanisme d’Anticythère qui comporte quelques 2000 glyphes gravés sur les pièces ainsi que sur des fragments de feuilles de bronze. Véritable prouesse technologique encore inconnue jusque là des scientifiques, les grecs excellaient également sur le plan de la technique nécessaire au développement de leurs connaissances en astronomie.

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Un boîtier que l’on sait en bois enchâssait le mécanisme d’Anticythère avec un cadran comportant deux cercles gradués concentriques. Celui intérieur comprend “360 divisions à l’effigie du Zodiaque grec tandis que le cercle extérieur se divise en 365 jours. Ce mécanisme sophistiqué comprend aussi à l’avant un calendrier incrusté qui permettait de calculer avec certitude les positions du Soleil et de la Lune et probablement des cinq planètes connues que sont Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne“. Sur sa partie arrière, sont disposés deux cadrans avec sur la partie supérieure l’indication des périodes métoniques et calliptiques. Sur la partie inférieure, se localise le cycle de Saros dont les 223 graduations correspondent à autant de mois lunaires. L’utilisation de cet appareil ne pourrait se faire sans les inscriptions faisant office de traité d’astronomie et de mode d’emploi.

Sans pour autant se tenir à une position ethno- ou européo-centriste, cette découverte illustre avec force et raison, la prépondérance du génie européen dans nombre de domaines scientifiques. Ceci, en dépit de l’absence des avancées technologiques dont se prévalent aujourd’hui nos contemporains et auxquelles sont aujourd’hui subordonnées les populations, parfois au titre de cobaye voire dans le pire des cas à celui « d’esclave ». Cette réalité dérangeante se vérifie notamment lorsque les progrès de la science servent des desseins beaucoup moins vertueux dans le champ démocratique et de la liberté. L’essor de la société de surveillance défendue bec et ongles par des élites convaincues du bien-fondé de leur action en demeure un triste exemple.

source : http://lyon.novopress.info/

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